“…moi non plus” creuse l’écart
À ce stade, …moi non plus réalise un sans-faute depuis le début des 5 Jours du Léman. Les Neuvevillois, qui ont pris les commandes de la course hier, n’ont cessé de creuser l’écart sur le reste de la flotte. Vers 18 h, le duo évoluait seul au large de Saint-Prex, tandis que le gros de la flotte – une quinzaine de bateaux naviguant au coude à coude – se trouvait à la hauteur de Sciez.
Les concurrents ont pu profiter de magnifiques conditions, avec de belles glissades sous spi dans une bise bien établie. Robin Christol, à bord de Primeo Énergie, confiait avoir peu dormi lors de la première nuit. L’équipage a toutefois pu rattraper un peu de sommeil en matinée, lors de la descente vers Genève. « On voit que les locaux s’en sortent généralement mieux, mais nous nous en sortons bien. Nous avons atteint des pointes à 9 nœuds, les conditions sont magnifiques et nous avons pu nous reposer à tour de rôle. » Malgré leur connaissance limitée du Léman, Robin Christol et Marc Mallaret réalisent une belle course et menaient le peloton principal en cette fin de journée.
Tobias Wyss, de Luc Voile 2, 14e vers 18 h, a évoqué quelques choix tactiques peu payants durant la nuit : « Mais nous nous sommes refaits au Bouveret et avons réussi à recoller au paquet principal. »
L’équipage féminin d’ITOLS, pointé à la dixième place aux alentours de 18 h, a lui aussi connu quelques péripéties dans la matinée. Thaïs Armagnat raconte : « Après un réveil express pour aider Charlotte à envoyer un spi, je perds l’équilibre et me retrouve suspendue à l’extérieur du bateau, sans pouvoir remonter. Charlotte m’a rapidement récupérée et j’ai réussi à ne presque pas me mouiller… »
Tous les équipages cherchent désormais à trouver leur rythme au moment d’aborder la deuxième nuit de course. Après la baisse des thermiques, la bise devrait à nouveau bien s’installer sur une grande partie du plan d’eau. En fin de journée, cinq bateaux se trouvaient encore dans le Petit-Lac.
Tout porte à croire qu’un deuxième tour sera bouclé durant la nuit. Le passage du Bouveret restera, quoi qu’il en soit, un moment clé de la course, qu’il faudra suivre avec attention.

